Le monde décérébré

22 avril 2008

Microsoft implante à Lille un gros incubateur de start-up (LEMONDE)

Microsoft implante à Lille un gros incubateur de start-up

Lille, correspondant


Séduite par le nouveau parc Euratechnologie installé sur les rives de la Haute-Deûle à Lille-Lomme, le leader mondial des logiciels, Microsoft, a décidé d'y jouer un rôle de nounou… Le groupe informatique américain va y installer l'un de ses principaux incubateurs d'entreprises en Europe.

L'accord a été signé lundi 21 avril par Martine Aubry, maire (PS) et toute nouvelle présidente de la communauté urbaine de Lille, et Eric Boustouller, le président de Microsoft France. La venue de Jean-Philippe Courtois, le président de Microsoft International, illustre toute l'attention que la société américaine porte au projet. "Nous voulons affermir notre ancrage territorial", explique Marc Mossé, le directeur des affaires publiques de Microsoft France.

Après Lyon en février 2007, et plus récemment Paris, c'est Lille qui est ciblée. "A chaque fois, nous entrons en partenariat avec les collectivités et le bassin de start-up innovantes", poursuit M. Mossé. Microsoft devrait ainsi parrainer vingt créations d'entreprises de logiciels, sans contre partie, dans la logique de son programme "Idees", créé en 2005. "De 2005 à 2007, la croissance moyenne a été de 400 %, avec la création de 16 emplois par entreprise. Le but est de pousser l'emploi par des écosystèmes. Mais à Lille, nous installons en outre un site Microsoft, pour la première fois", insiste-t-il, sans toutefois préciser le montant de l'investissement.

Pourquoi Lille ? "Pour les synergies que nous ne trouvons pas ailleurs, répond M. Mossé. Je suis impressionné par la façon dont la métropole lilloise a été redynamisée en associant les dimensions économiques, sociales et sociétales." Microsoft signera un deuxième partenariat, avec le Picom, le pôle de compétitivité des industries du commerce, présidé par Arnaud Mulliez, président du conseil de surveillance d'Auchan France. "C'est stimulant. Nous ferons de Lille une des grandes métropoles européennes de l'innovation technologique. Nous aiderons les petites entreprises en leur donnant accès à notre réseau international et en les mettant en relation avec des capitaux-risqueurs", ajoute M. Mossé.

"UNE VILLE NUMÉRIQUE"

Un volet social est prévu avec la remise à niveau et l'embauche d'informaticiens au chômage. Quant au volet "sociétal", il comprendra la création d'un atelier de formation avec l'Union des associations familiales du nord (UDAF). "Microsoft doit faire de Lille une ville numérique, grâce à son projet d' e-citoyenneté : une carte à puce pour la vie quotidienne va être déployée", explique Pierre de Saintignon. Le premier adjoint de Mme Aubry a rencontré Bill Gates en janvier à Berlin lors du GLF (Global Leader's forum). "Nous voulons devenir la capitale européenne des logiciels et le plus gros incubateur de l'Europe du Nord", affirme Mme Aubry.

Les technologies de l'information et de la communication (TIC) concernent 20 280 salariés et 2 230 entreprises de l'agglomération lilloise. Le parc de la Haute-Deûle sera inauguré fin octobre sur le site des anciennes usines Le Blan – Laffon. Il vise une taille critique pour échanger avec les parcs de Barcelone, Berlin, Bangalore, Dubai et Hong Kong.

Un premier partenariat a été conclu avec Plug and Play Center, dans la Silicon Valley : Euratechnologie ouvrira un bureau en Californie, et les Américains feront de même dans le Parc lillois.

Geoffroy Deffrennes


**********************

YAZ
21.04.08 | 12h31
Dès lors qu'il s'agit de Microsoft, je suis méfiant… Déjà, ils implantent leurs technologies par le biais de cette carte à puce: les concurrents pourront-ils développer des produits sur cette base, ou Lille s'est-elle menottée pour longtemps? Quant à l'ancrage territorial, n'est-il pas un moyen de contrecarrer, par petites touches, la fronde européenne? Comment imaginer que Bruxelles ose à l'avenir s'opposer à MS, si elle risque de mettre à mal des dizaines d'emplois et de la croissance locale?

MarJac
21.04.08 | 13h19
M$ incubateur de start-up ? Il ne faudra pas s'étonner ensuite que leurs secrets industriels soient pillés au profit des USA... Parano moi ? Bien sûr ! Nounou ! N'importe quoi ! On est vraiment trop nuls dans ce pays !

Oomu
21.04.08 | 14h14
Aubry n'est PAS Que 35H! - c'est bien gentil Microsoft, mais pourquoi en France l'informatique se résume à un seul acteur nommé Microsoft ? quid de Sun, IBM, Adobe, Redhat, et les tonnes de SSII ? est ce la récompense à la France pour le vote en faveur de microsoft-ooxml à ISO ? est ce que cela remet en compte le soutien du PS aux logiciels libres, l'une des alternatives industrielles (utilisée par les industriels) au tout Microsoft ?

Marie J.
21.04.08 | 15h31
Bonne nouvelle pour la région Nord qui a si bien réussi sa reconversion. A mettre en parallèle avec le film de Dany boom. Je présume que les gens du Nord parlent aujourd'hui davantage l'anglais que le ch'ti et qu'ils sont moins neu neu que ne le montre le film qui pulvérise les records d'affluence. Oh ! lorrains, comme nous aimerions avoir le dynamisme des ch'tis ! Et nous n'avons même plus de folklore !

R
21.04.08 | 16h13
Microsoft va à la pêche au subventions, ils auraient tort de s'en priver, dans le contexte colbertiste français. Mais les technopôles et autres pôles de compétitivités ne servent en fait qu'à palier la difficulté de développer une entreprise en France, particulièrement dans le hi-tech (impôts, administration, etc). Et ne parlez pas des SSII, vous ne savez visiblement pas ce qu'elles sont: des vendeurs de viandes travaillant dans l'illégalité (prêt de main d'oeuvre), à 90% sans projet industriel.

pierre.V
21.04.08 | 18h10
Un verre à moitié plein d'emplois qui on l'espère, retiendront la matière grise et "boostera" l'industrie high tech. Mais à moitié vide par les conditions de travail qu'une entreprise de la taille de MS est capable d'imposer comme elle a imposé ses logiciels et son mode de réflexion et d'utilisation de l'informatique aux jeunes et aux moins jeunes.

jules L.
21.04.08 | 19h22
A loin d 'ici ,les socialistes ont toujours fait de bons investissements porteurs de richesse et de cohésion sociale . Une richesse qui profite à tous et non pas, à quelques uns . Quand on compare les campagnes avant la décentralisation et après par exemple ... Les milliers de touristes attirés par Le Grand Louvre ,autre exemple ...

Posté par LoveRaider à 01:22 - Ekkonomie - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


Les marchés veulent croire à la fin de la crise (LEMONDE)

Les marchés veulent croire à la fin de la crise

LE MARCHÉ CHINOIS TRÉBUCHE

L'organisation des Jeux olympiques est souvent un puissant stimulant pour les indices boursiers du pays organisateur. La Chine sera-t-elle l'exception à la règle ? La Bourse de Shanghaï a reculé cette semaine de 11,4 %, et celle de Shenzhen a perdu 13,6 %. Depuis le début de l'année, les indices de la République populaire affichent des performances négatives respectives de 10,9 % et 15,3 %. En 2007, ces places financières avaient pourtant impressionné par leurs progressions spectaculaires de plus de 90 %. Mais la bulle semble se dégonfler. La récession attendue aux Etats-Unis, qui pénalisera les débouchés chinois, ajoutée à une inflation galopante, inquiète les investisseurs. Certains opérateurs pensaient que la croissance explosive en Chine tiendrait jusqu'aux Jeux olympiques (du 8 au 24 août), aujourd'hui ils en doutent.

[-] fermer

Bien au contraire : l'action de Citigroup a rebondi de 4,49 % vendredi et celle de Merrill Lynch de 4,05 % jeudi. "Le marché s'attendait à des faillites dans le secteur bancaire", explique Philippe Waechter, directeur de la recherche chez Natixis Asset Management. Ces nouvelles ont donc presque rassuré. Pour certains investisseurs, ces chiffres spectaculaires sont aussi le signe de la fin prochaine de la crise, les banques ayant ainsi épongé l'essentiel des pertes provoquées par l'effondrement du prix des subprimes, ces crédits hypothécaires à risque américains. La tendance des principales places financières au cours de la semaine du 14 au 18 avril semble confirmer ce sentiment que le pire est peut-être passé.

A New York le Dow Jones a pris 4,25 % et le Nasdaq 4,92 %. En Europe, le CAC 40 a progressé de 3,41 %, le Footsie de Londres de 2,73 % tandis que le DAX allemand a pris 3,63 % sur la période.

Les investisseurs demeurent toutefois prudents. "L'environnement économique reste très préoccupant", remarque M. Waechter. Aux Etats-Unis, les signes de la récession s'accumulent. Les demandes hebdomadaires d'allocations chômage ont augmenté début avril et l'activité industrielle s'essouffle. En Europe, à la croissance molle s'ajoute l'inflation, jugée "inquiétante" jeudi par Axel Weber, l'un des membres de la Banque centrale européenne (BCE). En zone euro, la hausse des prix en mars a atteint 3,6 % sur un an, du jamais-vu depuis 1999. A terme, cette inflation, alimentée par la flambée du pétrole et des matières premières, pèsera sur l'économie.

ACHATS EN RECUL

En France les consommateurs boudent déjà les produits de marque. Selon un sondage Nielsen et Iris-Secodip, les achats en volume de ces produits ont reculé en janvier, février et mars, pour la première fois depuis 2001, au profit d'articles de maxidiscompte.

Ainsi, les établissements bancaires en ont peut-être bientôt fini avec les dépréciations spectaculaires, mais la crise gagne progressivement les autres secteurs de l'économie. Le marché automobile européen, par exemple, s'est contracté de 9,5 % en mars, selon des données publiées mardi 15 avril par l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA).

La difficulté d'accès au crédit, la hausse du coût des matières premières, la frilosité des consommateurs vont mettre en difficulté les entreprises les plus fragiles. Les leaders de leur secteur, capables d'imposer leurs prix à leurs fournisseurs ou aux consommateurs, et assez riches pour ne pas dépendre des banques, sont plus à l'abri. Il en est ainsi de Nestlé en Suisse ou de Google aux Etats-Unis, dont les résultats publiés cette semaine ont confirmé la robustesse de leurs positions.

"Les résultats des entreprises sont mitigés", atteste Sébastien Lemonnier, gérant chez Tocqueville Finance. Au moment de la tempête boursière, les investisseurs qui sanctionnaient tout un secteur sans différenciation "procéderont avec plus de discernement", prédit-il. D'autant plus que, selon lui, "contrairement aux autres crises il n'y a pas, cette fois-ci, de secteurs véritablement défensifs".

Les entreprises des télécommunications ou celles de la pharmacie, censées être plus épargnées, ont aussi souffert. En France, le titre de l'opérateur France Télécom a notamment reculé de 10,60 % cette semaine. Les analystes s'interrogent sur l'éventuel rachat du scandinave TeliaSonera (Le Monde du 19 avril). Ils craignent le retour des acquisitions d'envergure, qui, au début des années 2000, avaient mené certains opérateurs au bord du gouffre.

Claire Gatinois

Posté par LoveRaider à 01:10 - Ekkonomie - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

L'échec de l'iPhone pousserait Orange et Apple à renégocier (LEMONDE)

L'échec de l'iPhone pousserait Orange et Apple à renégocier

18.04.08 | 08h02


ARIS (Reuters) - Le prix du "smartphone" d'Apple pourrait fortement baisser en France dans les prochaines semaines, grâce à une subvention d'Orange (groupe France Télécom), lit-on vendredi dans le quotidien Les Echos.

L'iPhone ne s'est vendu qu'à 100.000 exemplaires depuis son lancement fin novembre, ajoute-t-il.

"Le groupe californien est en train de tirer les leçons de l'échec de son iPhone en France et en Europe, et de revoir son modèle économique", explique-t-il.

A ce titre, deux responsables d'Orange, Louis-Pierre Wenes, directeur exécutif pour la France, et Alice Holzman, directeur marketing de l'opérateur, ont pris l'avion en début de semaine pour Cupertino, dans la Silicon Valley où ils ont rencontré Tim Cook, le directeur général de la marque à la pomme.

Ils auraient discuté des modalités de la baisse des prix du "smartphone" d'Apple en France. "Il y a une pression forte d'Apple pour passer à un modèle subventionné", ajoute Les Echos, citant une source proche d'Orange.

Interrogé par le quotidien, l'opérateur dément ces informations, indiquant qu'"il n'est pas question de changer le modèle économique de l'iPhone" et que "tout se passe très bien".

France Telecom s'est refusé à tout commentaire vendredi lors d'une conférence téléphonique sur un éventuel rapprochement du groupe avec le groupe suédois TeliaSonera.

Orange n'a vendu que 100.000 iPhone en France. T-Mobile en Allemagne en avait commercialisé 70.000 à la fin janvier et le britannique O2, 200.000 alors qu'Apple a fixé un objectif de 10 millions d'exemplaires dans le monde d'ici à la fin de l'année, rappelle Les Echos.

Jean-Michel Bélot

Posté par LoveRaider à 01:06 - Ekkonomie - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Pékin Express soupçonné de tricherie, M6 contre-attaque (TVMag)

Pékin Express soupçonné de tricherie, M6 contre-attaque

Le Mag • Le 05/03/2008 par Nicolas Vollaire


La nouvelle a tout l'effet d'une bombe lâchée dans le petit monde de la télé. Dans son édition d'aujourd'hui, Le Canard enchaîné affirme que le jeu de M6 Pékin Express est à la fois "bidonné" et "scénarisé".

Le Canard enchaîné se base sur les révélations de Philippe Bartherotte et Christophe Gallot, deux anciens collaborateurs de Studio 89 Productions, la filiale de M6 qui produit l'émission. L'hebdomadaire satirique révèle ainsi les multiples directives utilisées par la production pour "dicter ses choix et ses préférences" dans le jeu d'aventure.

Ainsi, Le Canard enchaîné affirme que les "consignes éditoriales rédigées par les patrons de la boîte de production sont ensuite distribuées aux journalistes avant chaque étape". Selon les besoins de l'audimat, la production dicterait de cette façon ses choix dans le déroulement de Pékin Express. Selon un témoignage paru dans Le Parisien, la production sait, dès le départ des étapes, les équipes qu'elle ne veut pas voir perdre, celles qui font le spectacle et celles qui doivent participer aux épreuves.

Favoritisme pour certaines équipes


Contacté par Le Canard enchaîné, Christophe Gallot raconte : "J'ai été témoin de méthodes rédactionnelles visant à favoriser certaines équipes. Et j'ai dénoncé ces faits à plusieurs reprises auprès de la production et de M6." Ce favoristisme prendrait plusieurs formes au cours de l'émission : voitures tombées du ciel au dernier moment, chauffeurs connaissant déjà la destination des candidats et automobilistes payés par la production. Le Canard enchaîné affirme également que d'anciens concurrents de Pékin Express réfléchissent à une action en justice contre M6.

M6 assigne en diffamation


Du côté de M6, la réaction ne s'est pas fait attendre. Joint par Le Canard enchaîné, Philippe Stoltz, le directeur de la production de Pékin Express affirme : "Ces accusations sont infondées ! Il y a des gens formidables dans ces pays. C'est ça la magie de Pékin Express." Magie ou pas, M6 et sa filiale Studio 89 productions ont décidé d'assigner en diffamation ses deux anciens collaborateurs, Philippe Bartherotte et Christophe Gallot, suite à la parution de l'article dans Le Canard enchaîné. Un nouveau gros pavé dans la mare de la télé-réalité.

Posté par LoveRaider à 00:44 - Manipulation médiatique - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Eric Woerth veut accentuer la lutte contre la fraude fiscale et sociale (LEMONDE)

Eric Woerth veut accentuer la lutte contre la fraude fiscale et sociale

La DNLF est une structure légère de quinzepersonnes, à la tête de laquelle devrait être nommé, mercredi 23 avril, Benoît Parlos. Elle aura notamment pour mission de coordonner les actions des services de l'Etat et des organismes intervenant dans le champ de la protection sociale (Caisse nationale d'assurance-maladie, Caisse nationale d'allocations familiales, Unedic, etc.).

CROISEMENT DES FICHIERS

La nouvelle délégation a vocation à apporter plus de transversalité dans la lutte contre la fraude en l'abordant sous tous ses aspects : juridiques, techniques, financiers, etc. L'Etat et les principales caisses nationales de Sécurité sociale ont d'ailleurs signé, le 3 avril, une convention qui vise à mettre en commun les informations disponibles et à faciliter les échanges de données.

La clé de voûte de cette politique est le croisement des fichiers informatiques et leur exploitation en aval entre les services ou organismes fiscaux ou sociaux. La DNLF doit aussi mettre à profit la présidence française de l'Union européenne pour renforcer la coopération, notamment contre la fraude aux cotisations sociales et à la TVA intracommunautaire.

Dans un rapport sur l'état de la lutte contre la fraude fiscale, le Syndicat national unifié des impôts (SNUI), membre de Solidaires, a souligné, mardi, "le niveau alarmant" de la fraude à la TVA intracommunautaire, son coût budgétaire et social élevé. Il a réitéré sa proposition d'instauration d'un "serpent fiscal européen" qui harmoniserait progressivement les fiscalités et les procédures, et préconisé un renforcement des moyens humains du contrôle. En 2007, il y a eu 52 292 contrôles sur place portant sur un montant d'"impôt éludé" de 7,03 milliards d'euros.

Claire Guélaud


**********************

Souaitonlheur
16.04.08 | 11h41
Il faut très rapidement baisser le nombre de fonctionnaires, comme cela , il n'y aura plus de contrôles.

ayndia
16.04.08 | 11h44
ben faudra qu'il fasse un tour dans les grandes societes et entreprises qu'elles versent deja ce qu'elles doivent a l'etat,je pense qu'il y aura pas mal a recuperer ...

De ma presqu'ile
16.04.08 | 11h53
C'est pas trop tôt ! Au lieu de nous intoxiquer chaque jour avec des économies de bouts de chandelles, voilà un vrai gisement de recettes très bien connu de nos gouvernants, quel que soit leur appartenance. Cela aurait du être la première et unique préoccupation d'un gouvernement censé: son montant est très proche du déficit annuel du budget. Bon courage, Messieurs Dames, parce que, là, vous vous attaquez à vos électeurs. A quand la chasse aux niches fiscales, loi de Robien par ex. ?

Benjamin
16.04.08 | 11h58
Ah ben, il était TEMPS ! Commerçants, commerçantes, BTP au black, plombiers, électriciens, buralistes, restaurateurs qui n'acceptez que les espèces : passez à la caisse maintenant !

Benjamin
16.04.08 | 12h16
C'était la PREMIERE chose à faire en juin 2007 !!! Marre de ce gouvernement incompétent qui prend les choses à l'envers : au lieu de distribuer grassement 15 milliards par an à des gens qui n'en ont pas besoin et d'affaiblir le pouvoir d'achat de tous les Français en leur sucrant les acquis qui font la cohésion sociale et nationale et le pacte familial de notre pays. Pitoyable. On en rirait presque.

La part de Judas
16.04.08 | 12h36
Bon courage! Le seuil à partir duquel on peut considérer notre beau pays comme une république bananière est un niveau de fraude de 7% soit 1/13 (la part de Judas). La fraude est considérable et peut être estimée grace à la vélocité de l'argent et autres mesures économiques. En France, il y a un particularisme d'individualisme ou même incivisme rebelle (voler l'Etat, mère nourricière, n'est pas bien grave) ce qui laisse à penser que le problème de morale dans notre société est loin d'etre réglé.

jpalcover
16.04.08 | 12h39
52.292 contrôles ? Il s'agit des "contrôles sur place, dont seuls 10% concernent les personnes physsiques. Pour les "contrôles sur pièces", c'est plus de 1 millions de foyers qui ont été contrôlés (page 17 du rapport), soit près de 10 pourcent des foyers qui paient l'impôt !

J LOUIS F.
16.04.08 | 12h48
"accentuer" est un joli mot mais c'est la guerre qu'il faudrait déclarer, car en France on estime à 40 Milliards par an les fraudes en tous genres, c'est autre chose que supprimer ou pas la carte famille nombreuse!! Mais il y a trop d'intérêts en jeu, rien ne se fera!

http://paris.blog.lemonde.fr
16.04.08 | 13h22
bah oui, il faut accentuer la lutte contre les fraudes fiscales. Les détournements de l'UIMM, les abus de biens sociaux présumés de Jacques Chirac, ceux de Charles Pasqua, les bénéfices de la Société Générale envolées par insouciance et manque de sang froid de la part de leur dirigeants (c'est juste une opinion, non une accusation). Il faut lutter contre les passes droit que le ministère des finances a accordé à Carl Lagarfeld (sous Strauss Kahn je crois) etc. Bref donner d'abord l'exemple!

Michel B.
16.04.08 | 14h01
Ben voyons on y croit tous... ce sont les amis plein de fric qui magouillent à fond qui seraient alors inquiétés... Le mensonge permanent, voilà désormais le slogan de la droite. Ca pue !!!

gaga42
16.04.08 | 15h22
Il me semble que le boss parlait de dépénalisation des affaires il y a peu. Encore un rideau de fumée, le gros gibier de la fraude fiscale peut dormir sur ses 2 oreilles.

Oriflam
16.04.08 | 15h46
les defficits publics, c'est la faute à la fraude . Refrain connu. Et puis tiens, j'ai même plus envie de réagir...

Jacques L.
16.04.08 | 15h51
Un ophtalmologue bien connu des abonnés demande à mon voisin un dessous de table pour l'opérer de la cataracte. Il me demande quoi faire car il est écoeuré. A qui peut-il le dénoncer : les impôts, la police nationale et/ou municipale, la Cpam, E. Woerth, N.Sarkozy, La Marquise, le directeur de la clinique, Roselyne Bachelot, la Direction Nationale des Enquêtes Douanières, la Dgse, le Raid ou le Gign. Merci pour vos infos : il faut vite le sanctionner car c'est un archéo-sarkoxiste halluciné!

Onépadécon
16.04.08 | 16h26
Très bien, on vous prend au mot et on attend la publication des résultats!! Malheureusement sans trop d'espoir. Et à propos, tous vos copains qui n'ont pas voulu profiter du remboursement des impôts trop versés à la suite de votre cadeau fiscal, de peur qu'on vienne voir d'un peu trop près leurs petites affaires, vous comptez aussi les contrôler? Cela serait sûrement très, très rentable. Mais ne rêvons pas...

Woerth est un doux rêveur...
16.04.08 | 21h13
Petite anecdote: un ami bosse dans une petite PME discrète, moins de 10 employés. Clients: des chirurgiens. Et chaque fin de mois, c'est la tournée de la "valise", 300000€ distribués en liquide (oui, 5 zéros, et ceci tous les mois). Alors on veut bien croire a la bonne volonté du gouvernement, mais soyons réalistes: le ver est dans la pomme...

STEPHAN G.
16.04.08 | 22h08
Le ministre a raison : par définition les voleurs sont les pauvres, les intérimaires, les précaires, les retraités, toutes ces catégories qui vivent de rapines au détriment des riches contraints de s'exiler en Suisse et autres lieux-dits. LE MONDE et son supplément du WE dernier montrent très clairement que s'enrichir, cela se fait honnêtement, par le biais de toutes les aides sociales dont bénéficient spéculateurs, propriétaires, boursicouteurs.

Posté par LoveRaider à 00:38 - Manoeuvres politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0]




21 avril 2008

Sarkozy invite Jin Jing, malmenée lors du passage de la flamme (REUTERS)

Sarkozy invite Jin Jing, malmenée lors du passage de la flamme

21.04.08 | 11h46


PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a adressé des excuses et une invitation une jeune escrimeuse chinoise handicapée, Jin Jing, malmenée par des manifestants pro-tibétains à Paris alors qu'elle portait la flamme olympique, apprend-on auprès de l'entourage du président français.

"Je voudrais vous dire toute mon émotion pour la façon dont vous avez été bousculée à Paris le 7 avril", écrit le chef de l'Etat dans ce message lu, puis remis en main propre à la jeune femme lundi matin heure de Paris, par le président du Sénat Christian Poncelet, à Shanghaï.

"Vous avez fait preuve d'un courage remarquable qui vous fait honneur et, à travers vous, à tout votre pays", ajoute Nicolas Sarkozy.

Il dit comprendre que "la sensibilité chinoise ait été blessée" par ce qui s'est passé à Paris lors du passage de la flamme olympique et en particulier par "l'attaque inadmissible" dont la jeune femme, en fauteuil roulant, a été victime.

Il lui propose de venir en France dans les prochaines semaines comme son "invitée personnelle" et celle du peuple français et assure que les incidents du 7 avril "ne reflètent pas les sentiments de (ses) concitoyens pour le peuple chinois".

Deux autres émissaires du président français seront porteurs dans les prochains jours de messages d'apaisement adressés aux dirigeants chinois, l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et le conseiller diplomatique de l'Elysée, Jean-David Levitte.

Depuis les manifestations du 7 avril contre la répression chinoise au Tibet, qui ont perturbé le passage de la flamme olympique à Paris, la Chine est le théâtre de défilés visant la France et les intérêts français en Chine, comme la chaîne de grande distribution Carrefour.

Nicolas Sarkozy n'a pas dit s'il irait ou non à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, le 8 août. Mais il a souhaité la reprise du dialogue entre les autorités chinoises et le guide spirituel des Tibétains, le dalaï-lama.

Emmanuel Jarry

Posté par LoveRaider à 21:39 - Manoeuvres politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Un fonctionnaire de la culture meurt chez un dirigeant de TF1 (LEMONDE)

Un fonctionnaire de la culture meurt chez un dirigeant de TF1

Le dirigeant de cette filiale de TF1, spécialisée dans l'acquisition et la distribution de droits audiovisuels du groupe, qui avait appelé les secours, était encore entendu vendredi par les enquêteurs de la 2e division de la police judiciaire (DPJ). Un troisième homme, présent sur les lieux au moment des faits, s'est présenté à la police jeudi après-midi et a été aussi placé en garde à vue.

Selon nos informations, la personne décédée travaillait au ministère de la culture. Il s'agit de Fabrice Lesueur, 40 ans, chef du bureau du cabinet, et à ce titre, chargé de l'intendance du cabinet du ministre. L'entourage de la ministre, Christine Albanel, qui confirme la nouvelle du décès, disait attendre, vendredi soir, des éléments de l'enquête. "C'était un garçon très sérieux, très rigoureux, disponible, ponctuel et précis", précise-t-on.

MÉLANGE TOXIQUE

Selon toute vraisemblance, M. Lesueur serait mort d'un arrêt cardiaque consécutif à l'absorption d'un mélange toxique. Les analyses auraient montré la présence de GHB, ou gamma hydro butyrique, dite aussi "drogue du violeur". Ce produit, à l'origine utilisé en anesthésie, agit comme un modulateur sur le système nerveux. Il peut désinhiber une personne angoissée et est utilisé comme une drogue.

Parfois appelé de façon impropre l'ecstasy liquide, le GHB devient particulièrement toxique lorsqu'il est mélangé avec de l'alcool. A partir des années 1990, le GHB a acquis la réputation de drogue du violeur car, versé dans un verre, il est presque indétectable au goût et à l'odeur. Les "stups" ont été co-saisis de cette affaire.

Isabelle Mandraud

Posté par LoveRaider à 21:37 - Manoeuvres politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

La Corée du Sud tentée par le néo-libéralisme (LEMONDE)

POLITIQUE ÉCONOMIQUE

La Corée du Sud tentée par le néo-libéralisme

D'autant plus que l'inculpation, le 17 avril, pour abus de pouvoir et évasion fiscale, de Lee Kun-hee, président du conglomérat Samsung, risque de le contraindre à être moins favorable aux chaebols (grands groupes industriels), sur lesquels il comptait pour stimuler la croissance. Après la condamnation à trois ans de prison en février 2007 du président de Hyundai Motors, Chung Mong-koo (ramenée sept mois plus tard à un simple sursis), ce nouveau scandale témoigne de l'inefficacité des mesures prises par les gouvernements précédents pour enrayer les pratiques douteuses auxquels se livrent en quasi-impunité les dirigeants des chaebols.

Les citoyens réclament une plus grande transparence dans la gestion de l'Etat et dans les rapports de celui-ci avec les groupes industriels. Plusieurs ministres choisis par M. Lee lors de la formation du cabinet ont dû être écartés en raison d'allégations de corruption.

La Corée du Sud a connu des dictatures militaires, puis des gouvernements de centre gauche, mais n'avait encore jamais aspiré à être dirigée comme une entreprise. C'est la voie sur laquelle elle s'est engagée en élisant Lee Myung-bak. Celui-ci a fait l'essentiel de sa carrière au sein du groupe Hyundai, dont il a dirigé la filiale de construction. Surnommé le "bulldozer", il a la réputation d'être un "gagnant" et les Coréens ont pensé qu'un dirigeant d'entreprise pourrait redynamiser une économie qui, à leurs yeux, n'est plus performante.

En dépit d'une croissance enviable (5 %) et d'entreprises parmi les plus compétitives du monde, ils sont moroses : inégalités croissantes, difficultés des jeunes à trouver un emploi, spectre d'une Chine en pleine expansion et d'une récession aux Etats-Unis... La social-démocratie dont se réclamaient les gouvernements des dix dernières années n'a pas répondu à leurs attentes. Lee Myung-bak a mobilisé les espoirs en promettant de "passer de l'âge de l'idéologie à celui du pragmatisme".

DÉRÉGLEMENTER, PRIVATISER

Les recettes ? Déréglementer ; signer davantage d'accords de libre-échange ; stimuler la concurrence ; attirer les investissements étrangers, réduire la taxe sur les entreprises, relancer les privatisations et faire la part belle aux grands travaux.

A la tête de Hyundai Construction, M. Lee a été le maître d'oeuvre d'une des autoroutes urbaines de Séoul ; maire de la capitale il y a quelques années, il a remis en état une rivière du centre-ville qui était devenue un égout à ciel ouvert. Aujourd'hui, il veut lancer un projet titanesque : la construction (pour 20 milliards de dollars) d'un canal de 540 kilomètres entre Séoul et Pusan, le grand port au sud de la péninsule ; mais les écologistes y voient un désastre environnemental et les économistes s'interrogent sur sa rentabilité.

Le slogan "La croissance d'abord" plaît aux Coréens. Pauvre il y a cinquante ans, leur pays est devenu la neuvième économie du monde et est membre de l'OCDE. Mais ils se font mal à l'idée d'une croissance plus faible. Le président a déjà dû réduire les objectifs de son programme, "747" : 7 % de croissance annuelle, 40 000 dollars de revenus par tête et la projection de la Corée à la 7e place des économies mondiales.

Beau programme, dont on peut se demander s'il peut remédier aux problèmes d'une partie croissante de la population dont les conditions de vie se dégradent.

Philippe Pons

Posté par LoveRaider à 21:28 - Ekkonomie - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Flamme olympique : la campagne antifrançaise s'accentue en Chine (LEMONDE)

Flamme olympique : la campagne antifrançaise s'accentue en Chine

SHANGHAÏ CORRESPONDANT


L'Internet chinois est le lieu d'une contre-offensive virulente des "Jeunes en colère" (Fen qing), sorte de faction nationaliste des internautes chinois, rassemblés autour de l'athlète handicapée malmenée lors du parcours de la flamme olympique à Paris et devenue, depuis, le symbole de l'agression contre la Chine.

Une chasse à l'homme a été lancée, en ligne, contre l'un de ses agresseurs et une campagne de boycottage des produits français prend forme, relayée par l'Internet et des messages SMS. Lundi 14 avril, d'après un témoin chinois qui l'a reçu, circulait à Shanghaï le message suivant : "N'achetons rien à Carrefour : l'un de ses grands patrons a donné beaucoup d'argent au dalaï-lama ; donc, boycottons Carrefour, au moins pour les 130 jours qui restent avant la fin des JO. Montrons-leur le pouvoir de l'Internet ! Faites passer ce message à tous ceux qui aiment notre pays !" D'autres SMS proposent de boycotter des marques du groupe LVMH ainsi que L'Oréal, mais bon nombre de ces appels, dont certains contenaient des invectives contre la France, ont été "nettoyés" depuis.

Une vidéo intitulée "Protestation contre Paris" circule également. on y voit, au milieu d'une foule de curieux, une jeune fille portant un tee-shirt rouge et une pancarte sur laquelle figurent des clichés de la jeune handicapée chinoise. On distingue, en anglais, les mots suivants : "... les droits de l'homme en France". La jeune fille discute avec un policier qui tente de la persuader poliment de ne pas manifester. "Vous regardez Internet ?", demande-t-elle, obstinée. Selon certains messages, difficiles à vérifier, l'action de la jeune femme aurait eu lieu à proximité du magasin Carrefour à Pékin. Dans la capitale chinoise ainsi qu'à Shanghaï, des responsables de la mission économique française, interrogés sur le boycottage, jugent qu'"il n'y a pas d'impact encore ; on regarde de très près, bien sûr, on est en train de rassembler le plus d'éléments possible, mais cela pourrait n'être qu'un feu de paille". En 2005, de violentes manifestations antijaponaises avaient eu lieu dans plusieurs villes de Chine, ainsi qu'une campagne contre les produits nippons suite à ce que les Chinois avaient perçu comme une série d'"affronts" de la part des Japonais.

Parce qu'elle a stoïquement protégé la flamme et s'est fait malmener à Paris sur son fauteuil roulant, Jin Jing, escrimeuse de 28 ans amputée très jeune d'une jambe à cause d'un cancer, est désormais connue de tous les Chinois. Sur Internet et dans les médias, les photos la montrent lors du relais olympique à Paris, d'abord souriante, la flamme dans les mains, tandis que le petit cortège qui l'accompagne et pousse son fauteuil roulant se met en route.

Une personne apparaît avec un drapeau tibétain, et Jin Jing se crispe. Sur un autre cliché, un manifestant se fait menaçant. La jeune femme protège la flamme en la plaçant sur le côté, avant qu'un policier français n'intercepte le manifestant. Puis un jeune homme, en apparence tibétain, avec un bonnet aux couleurs du Tibet libre, s'agrippe à la flamme, soulevant Jin Jing de son fauteuil, coincé entre une voiture et un véhicule de gendarmerie. A chaque offensive, Jin Jing, les yeux pleins d'effroi, mais résolue, s'accroche à la flamme. Puis, en gros plan, une autre photo montre son visage les yeux fermés, la flamme contre sa poitrine, éteinte. Enfin, la jeune fille brandit le trophée, apaisée - à la fin de son parcours, probablement, si l'on en croit l'ordre des clichés.

Dans ce que les sites Internet reflètent de l'opinion publique, l'émotion est forte : on la compare à un "ange sur un fauteuil roulant", on la qualifie d'"héroïne". Très vite, les internautes ont aussi montré une photo du principal agresseur de Jin Jing, puis son visage en gros plan, accompagné de la mention "Wanted". En quelques jours, des internautes ont réussi à l'identifier : ils donnent son nom et son adresse, à Salt Lake City, dans l'Utah. Sur un autre message apparaît la photo de l'entrée de son domicile, sa localisation sur Google Earth, ainsi que la société américaine pour laquelle il travaillerait, et toutes ses adresses e-mail. Le jeune homme se serait déjà, auparavant, fait remarquer à Londres, où la police l'aurait détenu momentanément après qu'il s'en était pris à l'un des porteurs de la torche.

Vendredi 11 avril, l'agence Xinhua et nombre de médias ont repris l'une des photos de l'épreuve traversée par Jin Jing, dans un éditorial intitulé "Paris se donne une claque". Les médias français qui ont titré sur le "fiasco" du passage de la flamme et la "claque donnée à la Chine" y sont tancés. "Certains médias français prétendent que Paris est une ville libre et que tout le monde a le droit de se rassembler et de manifester sans intervention du gouvernement...", explique un long éditorial de l'agence.

Et de poursuivre : "Les actions de certains extrémistes qui ont attaqué les porteurs de la flamme ne peuvent plus être considérées comme légales ou non violentes... Les Chinois ont été profondément perturbés et blessés par la scène chaotique durant laquelle un extrémiste a tenté d'arracher la torche à une jeune Chinoise handicapée et sans défense... Est-ce ça, le comportement civique du gouvernement français ? La gifle est-elle pour la Chine, ou pour la France ?"

En conclusion l'éditorial rappelle que la traduction en chinois de France, Faguo, signifie le "pays de la loi", mais que "reporters, journalistes et hommes de loi y ont perdu la capacité de séparer le bien du mal".

Brice Pedroletti

Posté par LoveRaider à 21:26 - Fichage & totalitarisme - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Delta et Northwest vont donner naissance à la première compagnie aérienne mondiale (LEMONDE)

Delta et Northwest vont donner naissance à la première compagnie aérienne mondiale

Les conseils d'administration de Delta Air Lines et de Northwest Airlines, respectivement troisième et cinquième compagnies aériennes américaines, ont officiellement donné leur feu vert à une fusion, lundi 14 avril dans la soirée, prélude probable à un vaste mouvement de restructuration du secteur aux Etats-Unis. Les experts notent qu'un rapprochement de Continental Airlines et de United Airlines pourrait rapidement se poser pour contrer le nouveau tandem.

Si les autorités de la concurrence valident ce rachat de Northwest par Delta, la nouvelle entité deviendra le premier transporteur mondial, selon le critère du nombre de passagers transportés, avec plus de 170 millions de voyageurs par an. Elle emploiera près de 85 000 salariés, dont 12 000 pilotes, s'appellera Delta, et sera basée à Atlanta, actuel siège de Delta. Elle sera dirigée par l'actuel directeur général de Delta Air Lines, Richard Anderson. La nouvelle Delta aura un chiffre d'affaires annuel supérieur à 35 milliards de dollars (22,1 milliards d'euros).

Dans un communiqué, les deux compagnies ont expliqué que la fusion les aiderait à "compenser la hausse des coûts du pétrole et à créer une compagnie plus forte, alors que les compagnies étrangères desservent de plus en plus les Etats-Unis". Cette fusion se fera par échange d'actions, les actionnaires de Northwest recevant 1,25 action Delta par action Northwest, soit un bonus de 17 % par rapport au cours de clôture de lundi soir.

Les conseils de Delta et Northwest ont finalement décidé de ne plus attendre, pour fusionner, un accord entre les pilotes des deux compagnies, au risque d'être confrontés à un conflit social. "Delta fera tous ses efforts pour parvenir à un accord commun avec les pilotes de Delta et Northwest sur les questions d'ancienneté avant que la fusion ne soit bouclée", précise le communiqué.

Il faut, en effet, que les syndicats de pilotes s'accordent, entre autre points, sur les listes de séniorité. Celles-ci, qui encadrent les carrières des pilotes au sein de chaque compagnie, sont établies à l'ancienneté. De la position sur la liste dépend le déroulement de la carrière du pilote, son salaire, le type d'appareil sur lequel il va voler, les "routes" sur lesquelles il va être affecté.

La crainte des pilotes de Delta Airlines, plus jeunes que ceux de Northwest, est de voir leurs futurs collègues prendre leur place sur des gros avions pour de simples raisons d'âge.

Les compagnies aériennes américaines, qui ont perdu globalement 35 milliards de dollars lors de la crise de cinq années qui a suivi les attentats du 11 septembre 2001, sont maintenant confrontées à la flambée du coût du kérosène. Delta et Northwest comptent aussi profiter de leur union pour réduire le nombre de vols et ainsi augmenter leurs tarifs. Elles veulent aussi résister à la concurrence que vont leur mener les transporteurs européens maintenant que le ciel transatlantique est ouvert.

Dans la fusion, Delta apporte son aéroport principal d'Atlanta, très dynamique, et ses liaisons transatlantiques et Northwest sa forte présence en Asie : la compagnie possède même un hub à Tokyo. Delta et Northwest estiment que leur mariage engendrera des synergies de coûts et de chiffre d'affaires d'1milliard de dollars.

"RESTRUCTURÉES EN PROFONDEUR"

Après les attentats du 11-Septembre, quatre des six plus grandes compagnies aériennes américaines avaient été placées sous le chapitre 11, la loi sur les faillites qui les met à l'abri de leurs créanciers. "Cette situation leur a été profitable", estime Didier Bréchemier consultant spécialisé dans le transport aérien au cabinet Roland Berger. "Elles se sont restructurées en profondeur et leur modèle économique est proche de celui des compagnies à bas coûts", ajoute-t-il.

Pour Olivier Fainsilber, expert du transport aérien chez le consultant en stratégie Oliver Wyman, le mouvement de consolidation aux Etats Unis est "inévitable" et la fusion Delta-Northwest devrait "rapidement en entraîner d'autres car chaque rapprochement baisse la probabilité que la consolidation suivante soit approuvée par les autorités de la concurrence". Il faut aller vite, d'autant plus que les échéances électorales aux Etats-Unis ne favoriseront pas les rapprochements et les réductions d'effectifs qui en découlent.

Les spécialistes du transport aérien relèvent qu'aujourd'hui, même si les effectifs des compagnies américaines ont baissé de près de 40 % et les salaires de 30 %, ces dernières ne sont pas pour autant tirées d'affaires. Notamment en raison de la hausse de la facture du kérosène : son montant global, selon l'Association internationale du transport aérien (IATA) qui regroupe la quasi-totalité des compagnies, est passé de 21 milliards de dollars en 2002 à 139 milliards de dollars en 2007.

"La consolidation est un moyen pour elles de peser sur les achats de kérosène et les commandes d'avions, note M. Bréchemier. Mais que l'on ne se trompe pas : les fusions ont un coût et sont parfois difficiles à réussir parce qu'elles nécessitent du cash. Chaque corps social de l'entreprise a ses attentes devant lesquelles il va falloir faire face, que ce soit les pilotes ou d'autres catégories de personnels".

François Bostnavaron


*************************

ES
15.04.08 | 23h08
Cette fusion est parfaitement logique, étant donné la grand complémentarité entre les deux compagnies au niveau des destinations. C'est d'ailleurs pour cette même raison qu'un rapprochement United-Continental serait en cours. Quand à Air France-KLM, le groupe semble attendre patiemment l'explosion en vol d'Alitalia, ce qui ne saurait tarder...

Posté par LoveRaider à 20:49 - Ekkonomie - Commentaires [0] - Rétroliens [0]