Le monde décérébré

Le monde et ses facettes, tel qu'il m'est réfléchi par les divers médias, et très certainement, tel qu'il promet d'être dans les prochaines années.

22 avril 2008

Logiciel de la police : un collectif contre l'homophobie saisit la Halde et la CNIL (LEMONDE)

Logiciel de la police : un collectif contre l'homophobie saisit la Halde et la CNIL

Le collectif se montre "particulièrement inquiet" face"au risque de constitution de fichiers catégoriels que ce logiciel pourrait permettre". "Nous n'accepterons pas que [la ministre de l'intérieur] Michèle Alliot-Marie autorise l'utilisation de ce logiciel car il peut donner lieu à des dérives de sinistre mémoire", écrit-il. Le logiciel Ardoise remplacerait le logiciel de rédaction de procédure (LRP) et celui de traitement des infractions constatées (STIC), précise le collectif, qui a aussi saisi la Commission nationale consultative des droits de l'homme.


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jlecynique
15.04.08 | 12h20
si je comprends bien, ce logiciel permet de categoriser tout individu ayant un contact avec les forces de l'ordre. wow! donc si vous aidez la police a un quelconque moment vous etes fiche, categorise. bien. bravo. quelle heureuse initiative. je croyais que les forces de l'ordre avait un deficit d'image de marque. ce n#est surement pas avec de telles initiatives que le gouvernement va inciter les citoyens a etre plus civiques. descendez sur terre les mecs et autres responsables feminines!

Orlando D.
15.04.08 | 13h06
C'est le début de la fin avec ce genre d'outil à la discrimination. Vous serez d'emblée considérez comme homosexuel, sdf, transexuel avant d'être citoyen. L'administration et la bureaucratie met des œillères sur les fonctionnaires sous prétexte d'efficacité. On sait quelle déshumanisation et vers quelles dérives tout cela peut mener. Chaque citoyen fiché se verra considéré comme l'indique le fichier et non la réalité. Les gens seront bêtement classé par rubrique, selon leur prétendu différence.

wellington
15.04.08 | 13h30
Les défenseurs des droits de l'homme doivent être d'une vigilance sans faille, et les citoyens intraitables: ce type de fichiers est inadmissible et il est même tout à fait scandaleux que de tels projets puissent ne serait-ce que germer dans les cerveaux de nos technocrates.

Alain
15.04.08 | 13h31
Une fois qu'une donnée est dans ce type de fichier elle risque d'y rester un bon moment. Supposons la cas suivant: une prostitué est victime à Paris d'une agression dans le cadre de son activité; une mention sera donc faite dans la banque de données. Si plusieurs mois après cette même personne est témoin d'un délit dans son village natal la gendarmerie consultera le fichier et verra... ce qui ne regarde personne dans le dit village... Vous voyez les dégâts que celà pourrait causer...

Peur de la police
15.04.08 | 13h39
Un jour à la gare du Nord, ayant assisté attentivement à un contrôle d'identité de plusieurs personnes (ce qui semble être suspect de nos jours), on m'a contrôlé à mon tour, et on a noté mes coordonnées. Ayant demandé à quoi servait cette prise d'information me concernant, les policiers m'ont répondu que ce n'était pas mes affaires. Je ne sais pas ce que sont leurs instructions, mais elles m'ont l'air assez étranges. En tout cas pas tournées vers une promotion des droits de l'homme.

éric
15.04.08 | 13h54
le fait que personne ne réagisse est en lui même significatif du désintérêt que nous portons au sujet... dommage, demain il sera peut être trop tard.

OBdB
15.04.08 | 15h42
et la république bananière est encore en marche ... Nous sommes déjà cité ensemble avec la Russie, les EU et d'autres puissances d'une démocratie douteuse ... Demain, on nous comparera avec l'Iran, la RDC, ou pour prendre des exemples historiques avec l'Espagne franquiste ou l'Allemagne nazie ... Ah elle est belle la France

BEN VOYONS
15.04.08 | 18h55
"Soyons+Dada" est d'une naïveté confondante ... Oui, soyons vigilants, et faisons reculer la police sarkozyste sur cette scandaleuse initiative de fichage, inacceptable! Merci à Wellington de sa vigilance depuis de si lointoins horizons ...

PATRICE L.
15.04.08 | 21h38
Dissolution de la Halde et de la Cnil, qui servent d'abord à recaser d'ancien PDG ayant licencié sans état d'âme à Vilvoorde, et accessoirement à emm....r tout le monde.

Tat_nka
15.04.08 | 21h59
Il ne permet pas de "ficher" les individus. par exemple on ne peut (heureusement) pas extraire une liste de personne ayant telle ou telle qualité. --------------- Dit le monsieur... Heureusement que les base de données n'existent pas, les requêtes SQL non plus et encore moins les informaticiens. C'est beau la confiance, l'ignorance et l'espoir... Ben voyons!

Philippe M.
15.04.08 | 23h41
Je ne suis pas d'accord avec jack. tout le monde a le droit a la protection de la vie privée, victimes, témoins, mais aussi les auteurs de délits. "La saisie de ces informations a vocation à établir une fiche profilée...." Je trouve cela très grave et très inquiétant, la halde a eu raison de gueuler selon moi. allez, a+

Yann V
16.04.08 | 05h43
M. Dimi : Merci à vous. Le fonctionnaire de police ou de gendarmerie décidera du bien fondé de l'enregistrement de telle ou telle "qualité". TB : Sur quels critères ? Uniquement lorsque la victime est homosexuelle (cas d'aggravation de sanction pour l'auteur) ? Le texte d'application est si précis ? Vérifiez ! Qui consultera ensuite ? Tous les abonnés d'Ardoise ! M. Christophe : 1 champ libre No problem ! No parano ! Orientation sexuelle: Le port d'1 étoile rose ce serait plus transparent !!

thierry+h
16.04.08 | 08h33
Il me revient cette citation de Benjamin Franklin : « Qui sacrifie un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'un ni l'autre et finira par perdre les deux » De tels fichiers ne seraient tolérables que dans un Etat de cristal, entièrement transparent. Ce n’est pas le cas en France. Et si jamais la démocratie devait baisser d’un cran, nos nouveaux maîtres auraient des armes formidables à portée de main.

OLIVIER+E
16.04.08 | 13h05
Mon immeuble abrite 25 fraudeurs, pyromanes, lesbiennes, militants végétariens, gauchistes, mystiques et autres déviants qui me pourrissent la vie. J'aimerais communiquer ces informations à la police sans risquer d'être fiché. Un bon Français, hétéro, blanc, patriote, non-syndiqué, votant à droite depuis toujours, et prêt à régler l'Ardoise.

toto
16.04.08 | 16h47
Admettons que ce logiciel voit le jour et qu'"on" décide de regarder ce que ça donne statistiquement parlant.1)On pourrait prouver de façon intangible que, par ex., les homosexuels sont plus souvent victimes d'agressions que les hétéros et mettre en oeuvre de vraies politiques 2)MAIS ça pourrait aussi mettre en lumière que telle ou telle minorité a plus de propension à commettre des crimes, d'où dérives plus que probables et accentuation de la stigmatisation. Qu'est ce qu'il vaut mieux?

Orlando D.
16.04.08 | 17h00
Ce logiciel va à l'encontre de nos libertés, de nos droits garantis par la constitution. Bref, la liberté, l'égalité, la fraternité sont attaquées de toutes parts. On va bientôt avoir droit à une lois anti-terroriste en France qui va exploser nos libertés fondamentales comme au Etats-Unis. L'heure est grave citoyen, le contrat social n'est pas respecté! Les valeurs républicaines sont menacées. Nous devons nous mobiliser. La police doit assurer notre sécurité et non discriminer.

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Daniel Bouton va quitter la direction générale de la Société générale (LEMONDE)

Daniel Bouton va quitter la direction générale de la Société générale

Dans un communiqué publié jeudi soir 17 avril, la Société générale indique que Daniel Bouton a proposé lui-même à son conseil de procéder à cette dissociation des fonctions de président et de directeur général "après la réussite de la recapitalisation" de 5,5 milliards d'euros qui a permis de conforter les fonds propres de la banque.  Le communiqué ne donne pas d'explications à cette réorganisation interne, invoquant seulement une adaptation "de la gouvernance du groupe".


Frédéric Oudéa, 44 ans, avait été promu le mois dernier directeur général délégué de la Société générale, une nomination qui le mettait en bonne position pour succéder le moment venu à Daniel Bouton.

"LA CAPACITÉ DE REBOND DU GROUPE"

La Société générale a précisé que le nouveau directeur général proposerait au conseil d'administration du 12 mai, qui doit entériner ce changement de mode de gouvernance, la confirmation à leurs postes des deux autres directeurs généraux délégués, Philippe Citerne et Didier Alix.

Ce conseil examinera, en outre, les comptes du premier trimestre, "qui illustreront la confiance maintenue de nos clients et la capacité de rebond du groupe, et une nouvelle fois les bénéfices de l'équilibre de son portefeuille d'activités dans un environnement très difficile", ajoute-t-elle dans le communiqué.

Après les révélations, fin janvier, sur la perte de 4,9 milliards d'euros enregistrée sur le débouclement de positions accumulées sans autorisation par Jérôme Kerviel, un des traders de la banque, Daniel Bouton avait présenté sa démission à son conseil, qui l'a confirmé à deux reprises dans ses fonctions. Il avait indiqué par la suite disposer d'un mandat clair pour continuer à diriger la banque en poursuivant sa stratégie d'indépendance.


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Souaitonlheur
18.04.08 | 07h33
Va-til rembourser pour les innombrables erreurs de sa mandature? Les personnels et les clients de SG n'ont pas fini de payer pour toutes les erreurs de jugement de ce fonctionnaire devenu patron sans avoir la vision d'un entrepreneur.

Armand D.
18.04.08 | 07h48
Je quitte tout en restant dans la place... donc je dois toucher un parachute doré pour ce que j'abandonne... et continuer à être grassement payé pour ce que je conserve... logique non?

Parapluies troués et parachutes dorés.
18.04.08 | 08h08
Eric Woerth veut pouvoir licencier dans la fonction publique, qui devient de fait un métier "à risques", comme c'est le cas dans le privé. A la SG, Daniel Bouton, qui doit avoir conservé son statut de fonctionnaire, ne conserve "que" le job de président de la banque après avoir mené celle-ci au bord de la faillite par négligence grave et peut-être par incompétence professionnelle.

jpmm
18.04.08 | 08h42
Qui a créé l'environnement trés difficile au plan mondial ? Kerviel? les clients de la SG ? ou la politique de financiarisation excessive des responsables de la banque et des banques en général? Est-ce que cette affaire aura servi de leçon ? je n'en suis pas sur, tant sont importantes la cupidité et la rapacité des actionnaires majoritaires. Le système libéral montre ses limites, mais les complicités "objectives " entre les uns et les autres neutralisent toute réforme sur le fond.

jpmm
18.04.08 | 08h48
Le départ en demie teinte de Bouton ne changera rien au problème de fond que traverse la finance internationale, il s'agit la d'une mascarade de plus pour poursuivre les mêmes objectifs avec les mêmes méthodes et surtout avec les mêmes risques, dans le contexte économique actuel.

AJ
18.04.08 | 10h09
Souvenir, souvenir : "l'intronisation" du Bouton à la tête de la "Soc Gén", il y a plus de dix ans – suffisance, autosatisfaction, vanité… de tout ce petit monde qui s'autocongratulait et s'entrecongratulait devant un parterre de petits rentiers, petits bourgeois, petits Blancs en vison. "Tout passe, tout lasse" dans ce "monde flottant". "Exit ghost". Direction le cimetière des éléphants. Dans dix ans, qui se souviendra seulement du nom de ce monsieur ?

Romuald L.
18.04.08 | 10h36
Cet univers de casinos pour riches intelligents qui dirigent le monde et pillent l'économie réelle est à pleurer.

DE MON YACHT AUX CARAIBES
18.04.08 | 12h44
Je suis aussi Chairman of the board du groupe que j'ai fondé. Mais, je n'ai pas de statut de fonctionnaire en béton armé qui me permet de revenir au chaud. Et, accessoirement, mes actionnaires n'ont pas eu à remettre du pognon dans le groupe. Très accessoirement, et en général, le "chairman of the board" est plutôt le petit gars qui a réussi et qui a du recul sur son métier, et peut penser à la stratégie. Mais l'"élite" française est la meilleure et fait donc différemment...

Ernest C.
18.04.08 | 14h41
Un geste pour les actionnaires et rien d'autre.Il fallait bien "caresser" ces derniers pour redonner un peu de lustre à la dame habillée de noir et rouge.J.K. est peut-être bien à la fois un mégalomane et un fusible pour la SocGen qui a voulu faire de gros profits avec des actions à hauts rendements et hauts risques, d'ou la "bénédiction feutrée" de sa direction et de son conseil de gérance qui ne pouvait faire autrement que de garder Qques temps son PDG (qui aurait pu parler pour sa défence).

factual
18.04.08 | 15h40
Je pense comme Armand D et Yatch/Caraibes. Mr Bouton a choisi la solution, ethiquement insoutenable, "mais je prends tout". En abandonnant le mandat de DG il va toucher un parachute et la pension de retraite associée, en tant que fonctionnaire il va toucher sa retraite d'inspecteur des finances re-intégré,en tant que Chairman il va continuer à toucher de super indemnités et bonus du contrat PDG, alors qu'effectivement souvent ce poste est généralement rémunéré qu'à hauteur de jetons."La Totale".

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Au Paraguay, "l'évêque des pauvres", le candidat de la gauche, remporte la présidentielle (LEMONDE)

Au Paraguay, "l'évêque des pauvres", le candidat de la gauche, remporte la présidentielle

UN SCRUTIN SANS INCIDENTS GRAVES

Se disant impuissant face à la pauvreté, l'ancien prélat de 56 ans a renoncé au sacerdoce en 2006 pour entamer une carrière politique l'année suivante. Désormais à la tête d'une coalition de centre gauche, il se présente comme un indépendant et récuse la comparaison avec le président vénézuélien Hugo Chavez, chantre de la "révolution bolivarienne", ou son allié bolivien Evo Morales.

Plusieurs dizaines d'observateurs internationaux ont veillé au bon déroulement du scrutin dans un pays où la corruption et la contrebande sont répandus. Les craintes de fraude et de violences ont été apaisées au cours de la journée, aucun incident majeur n'ayant été signalé. Quelques échauffourées localisées ont toutefois éclaté et du gaz lacrymogène a été projeté dans le bureau de vote où le colistier de Lugo accomplissait son devoir électoral, a indiqué un membre de son équipe de campagne.

Le parti Colorado, au pouvoir depuis 1947 - un record mondial -, a soutenu durant 35 ans la dictature du général Alfredo Stroessner avant de contribuer à sa mise à l'écart, en 1989. Le président élu prendra ses fonctions le 15 août.

Avec la victoire de M. Lugo, le marché commun régional du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay plus les associés Chili et Bolivie et le Venezuela en cours d'intégration) est désormais uniquement composé de gouvernements de gauche.


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Xavier R.
21.04.08 | 06h37
Pour avoir pu devenir évêque, Monsieur LUGO a du faire des concessions au Vatican. Qu'il ait renoncé à ses fonctions est tout à son honneur et prouve qu'il n'y a pas que de serviles serviteurs du bien dit dans la hiérarchie catholique

stephane b.
21.04.08 | 07h04
Tous les pays du marché commun (local)sont maintenant gouvernés par la gauche! Bonne nouvelle: De cinq à six,Ils vont donc pouvoir se compter jusqu'à douze et plus, comme chez nous! Bonne nouvelle? Et comment vont-ils réagir devant la réaction des U S A ? A gauche? A droite? Comme chez nous,ici,là, maintenant? En France, par exemple ?

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Microsoft implante à Lille un gros incubateur de start-up (LEMONDE)

Microsoft implante à Lille un gros incubateur de start-up

Lille, correspondant


Séduite par le nouveau parc Euratechnologie installé sur les rives de la Haute-Deûle à Lille-Lomme, le leader mondial des logiciels, Microsoft, a décidé d'y jouer un rôle de nounou… Le groupe informatique américain va y installer l'un de ses principaux incubateurs d'entreprises en Europe.

L'accord a été signé lundi 21 avril par Martine Aubry, maire (PS) et toute nouvelle présidente de la communauté urbaine de Lille, et Eric Boustouller, le président de Microsoft France. La venue de Jean-Philippe Courtois, le président de Microsoft International, illustre toute l'attention que la société américaine porte au projet. "Nous voulons affermir notre ancrage territorial", explique Marc Mossé, le directeur des affaires publiques de Microsoft France.

Après Lyon en février 2007, et plus récemment Paris, c'est Lille qui est ciblée. "A chaque fois, nous entrons en partenariat avec les collectivités et le bassin de start-up innovantes", poursuit M. Mossé. Microsoft devrait ainsi parrainer vingt créations d'entreprises de logiciels, sans contre partie, dans la logique de son programme "Idees", créé en 2005. "De 2005 à 2007, la croissance moyenne a été de 400 %, avec la création de 16 emplois par entreprise. Le but est de pousser l'emploi par des écosystèmes. Mais à Lille, nous installons en outre un site Microsoft, pour la première fois", insiste-t-il, sans toutefois préciser le montant de l'investissement.

Pourquoi Lille ? "Pour les synergies que nous ne trouvons pas ailleurs, répond M. Mossé. Je suis impressionné par la façon dont la métropole lilloise a été redynamisée en associant les dimensions économiques, sociales et sociétales." Microsoft signera un deuxième partenariat, avec le Picom, le pôle de compétitivité des industries du commerce, présidé par Arnaud Mulliez, président du conseil de surveillance d'Auchan France. "C'est stimulant. Nous ferons de Lille une des grandes métropoles européennes de l'innovation technologique. Nous aiderons les petites entreprises en leur donnant accès à notre réseau international et en les mettant en relation avec des capitaux-risqueurs", ajoute M. Mossé.

"UNE VILLE NUMÉRIQUE"

Un volet social est prévu avec la remise à niveau et l'embauche d'informaticiens au chômage. Quant au volet "sociétal", il comprendra la création d'un atelier de formation avec l'Union des associations familiales du nord (UDAF). "Microsoft doit faire de Lille une ville numérique, grâce à son projet d' e-citoyenneté : une carte à puce pour la vie quotidienne va être déployée", explique Pierre de Saintignon. Le premier adjoint de Mme Aubry a rencontré Bill Gates en janvier à Berlin lors du GLF (Global Leader's forum). "Nous voulons devenir la capitale européenne des logiciels et le plus gros incubateur de l'Europe du Nord", affirme Mme Aubry.

Les technologies de l'information et de la communication (TIC) concernent 20 280 salariés et 2 230 entreprises de l'agglomération lilloise. Le parc de la Haute-Deûle sera inauguré fin octobre sur le site des anciennes usines Le Blan – Laffon. Il vise une taille critique pour échanger avec les parcs de Barcelone, Berlin, Bangalore, Dubai et Hong Kong.

Un premier partenariat a été conclu avec Plug and Play Center, dans la Silicon Valley : Euratechnologie ouvrira un bureau en Californie, et les Américains feront de même dans le Parc lillois.

Geoffroy Deffrennes


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YAZ
21.04.08 | 12h31
Dès lors qu'il s'agit de Microsoft, je suis méfiant… Déjà, ils implantent leurs technologies par le biais de cette carte à puce: les concurrents pourront-ils développer des produits sur cette base, ou Lille s'est-elle menottée pour longtemps? Quant à l'ancrage territorial, n'est-il pas un moyen de contrecarrer, par petites touches, la fronde européenne? Comment imaginer que Bruxelles ose à l'avenir s'opposer à MS, si elle risque de mettre à mal des dizaines d'emplois et de la croissance locale?

MarJac
21.04.08 | 13h19
M$ incubateur de start-up ? Il ne faudra pas s'étonner ensuite que leurs secrets industriels soient pillés au profit des USA... Parano moi ? Bien sûr ! Nounou ! N'importe quoi ! On est vraiment trop nuls dans ce pays !

Oomu
21.04.08 | 14h14
Aubry n'est PAS Que 35H! - c'est bien gentil Microsoft, mais pourquoi en France l'informatique se résume à un seul acteur nommé Microsoft ? quid de Sun, IBM, Adobe, Redhat, et les tonnes de SSII ? est ce la récompense à la France pour le vote en faveur de microsoft-ooxml à ISO ? est ce que cela remet en compte le soutien du PS aux logiciels libres, l'une des alternatives industrielles (utilisée par les industriels) au tout Microsoft ?

Marie J.
21.04.08 | 15h31
Bonne nouvelle pour la région Nord qui a si bien réussi sa reconversion. A mettre en parallèle avec le film de Dany boom. Je présume que les gens du Nord parlent aujourd'hui davantage l'anglais que le ch'ti et qu'ils sont moins neu neu que ne le montre le film qui pulvérise les records d'affluence. Oh ! lorrains, comme nous aimerions avoir le dynamisme des ch'tis ! Et nous n'avons même plus de folklore !

R
21.04.08 | 16h13
Microsoft va à la pêche au subventions, ils auraient tort de s'en priver, dans le contexte colbertiste français. Mais les technopôles et autres pôles de compétitivités ne servent en fait qu'à palier la difficulté de développer une entreprise en France, particulièrement dans le hi-tech (impôts, administration, etc). Et ne parlez pas des SSII, vous ne savez visiblement pas ce qu'elles sont: des vendeurs de viandes travaillant dans l'illégalité (prêt de main d'oeuvre), à 90% sans projet industriel.

pierre.V
21.04.08 | 18h10
Un verre à moitié plein d'emplois qui on l'espère, retiendront la matière grise et "boostera" l'industrie high tech. Mais à moitié vide par les conditions de travail qu'une entreprise de la taille de MS est capable d'imposer comme elle a imposé ses logiciels et son mode de réflexion et d'utilisation de l'informatique aux jeunes et aux moins jeunes.

jules L.
21.04.08 | 19h22
A loin d 'ici ,les socialistes ont toujours fait de bons investissements porteurs de richesse et de cohésion sociale . Une richesse qui profite à tous et non pas, à quelques uns . Quand on compare les campagnes avant la décentralisation et après par exemple ... Les milliers de touristes attirés par Le Grand Louvre ,autre exemple ...

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Les marchés veulent croire à la fin de la crise (LEMONDE)

Les marchés veulent croire à la fin de la crise

LE MARCHÉ CHINOIS TRÉBUCHE

L'organisation des Jeux olympiques est souvent un puissant stimulant pour les indices boursiers du pays organisateur. La Chine sera-t-elle l'exception à la règle ? La Bourse de Shanghaï a reculé cette semaine de 11,4 %, et celle de Shenzhen a perdu 13,6 %. Depuis le début de l'année, les indices de la République populaire affichent des performances négatives respectives de 10,9 % et 15,3 %. En 2007, ces places financières avaient pourtant impressionné par leurs progressions spectaculaires de plus de 90 %. Mais la bulle semble se dégonfler. La récession attendue aux Etats-Unis, qui pénalisera les débouchés chinois, ajoutée à une inflation galopante, inquiète les investisseurs. Certains opérateurs pensaient que la croissance explosive en Chine tiendrait jusqu'aux Jeux olympiques (du 8 au 24 août), aujourd'hui ils en doutent.

[-] fermer

Bien au contraire : l'action de Citigroup a rebondi de 4,49 % vendredi et celle de Merrill Lynch de 4,05 % jeudi. "Le marché s'attendait à des faillites dans le secteur bancaire", explique Philippe Waechter, directeur de la recherche chez Natixis Asset Management. Ces nouvelles ont donc presque rassuré. Pour certains investisseurs, ces chiffres spectaculaires sont aussi le signe de la fin prochaine de la crise, les banques ayant ainsi épongé l'essentiel des pertes provoquées par l'effondrement du prix des subprimes, ces crédits hypothécaires à risque américains. La tendance des principales places financières au cours de la semaine du 14 au 18 avril semble confirmer ce sentiment que le pire est peut-être passé.

A New York le Dow Jones a pris 4,25 % et le Nasdaq 4,92 %. En Europe, le CAC 40 a progressé de 3,41 %, le Footsie de Londres de 2,73 % tandis que le DAX allemand a pris 3,63 % sur la période.

Les investisseurs demeurent toutefois prudents. "L'environnement économique reste très préoccupant", remarque M. Waechter. Aux Etats-Unis, les signes de la récession s'accumulent. Les demandes hebdomadaires d'allocations chômage ont augmenté début avril et l'activité industrielle s'essouffle. En Europe, à la croissance molle s'ajoute l'inflation, jugée "inquiétante" jeudi par Axel Weber, l'un des membres de la Banque centrale européenne (BCE). En zone euro, la hausse des prix en mars a atteint 3,6 % sur un an, du jamais-vu depuis 1999. A terme, cette inflation, alimentée par la flambée du pétrole et des matières premières, pèsera sur l'économie.

ACHATS EN RECUL

En France les consommateurs boudent déjà les produits de marque. Selon un sondage Nielsen et Iris-Secodip, les achats en volume de ces produits ont reculé en janvier, février et mars, pour la première fois depuis 2001, au profit d'articles de maxidiscompte.

Ainsi, les établissements bancaires en ont peut-être bientôt fini avec les dépréciations spectaculaires, mais la crise gagne progressivement les autres secteurs de l'économie. Le marché automobile européen, par exemple, s'est contracté de 9,5 % en mars, selon des données publiées mardi 15 avril par l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA).

La difficulté d'accès au crédit, la hausse du coût des matières premières, la frilosité des consommateurs vont mettre en difficulté les entreprises les plus fragiles. Les leaders de leur secteur, capables d'imposer leurs prix à leurs fournisseurs ou aux consommateurs, et assez riches pour ne pas dépendre des banques, sont plus à l'abri. Il en est ainsi de Nestlé en Suisse ou de Google aux Etats-Unis, dont les résultats publiés cette semaine ont confirmé la robustesse de leurs positions.

"Les résultats des entreprises sont mitigés", atteste Sébastien Lemonnier, gérant chez Tocqueville Finance. Au moment de la tempête boursière, les investisseurs qui sanctionnaient tout un secteur sans différenciation "procéderont avec plus de discernement", prédit-il. D'autant plus que, selon lui, "contrairement aux autres crises il n'y a pas, cette fois-ci, de secteurs véritablement défensifs".

Les entreprises des télécommunications ou celles de la pharmacie, censées être plus épargnées, ont aussi souffert. En France, le titre de l'opérateur France Télécom a notamment reculé de 10,60 % cette semaine. Les analystes s'interrogent sur l'éventuel rachat du scandinave TeliaSonera (Le Monde du 19 avril). Ils craignent le retour des acquisitions d'envergure, qui, au début des années 2000, avaient mené certains opérateurs au bord du gouffre.

Claire Gatinois

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L'échec de l'iPhone pousserait Orange et Apple à renégocier (LEMONDE)

L'échec de l'iPhone pousserait Orange et Apple à renégocier

18.04.08 | 08h02


ARIS (Reuters) - Le prix du "smartphone" d'Apple pourrait fortement baisser en France dans les prochaines semaines, grâce à une subvention d'Orange (groupe France Télécom), lit-on vendredi dans le quotidien Les Echos.

L'iPhone ne s'est vendu qu'à 100.000 exemplaires depuis son lancement fin novembre, ajoute-t-il.

"Le groupe californien est en train de tirer les leçons de l'échec de son iPhone en France et en Europe, et de revoir son modèle économique", explique-t-il.

A ce titre, deux responsables d'Orange, Louis-Pierre Wenes, directeur exécutif pour la France, et Alice Holzman, directeur marketing de l'opérateur, ont pris l'avion en début de semaine pour Cupertino, dans la Silicon Valley où ils ont rencontré Tim Cook, le directeur général de la marque à la pomme.

Ils auraient discuté des modalités de la baisse des prix du "smartphone" d'Apple en France. "Il y a une pression forte d'Apple pour passer à un modèle subventionné", ajoute Les Echos, citant une source proche d'Orange.

Interrogé par le quotidien, l'opérateur dément ces informations, indiquant qu'"il n'est pas question de changer le modèle économique de l'iPhone" et que "tout se passe très bien".

France Telecom s'est refusé à tout commentaire vendredi lors d'une conférence téléphonique sur un éventuel rapprochement du groupe avec le groupe suédois TeliaSonera.

Orange n'a vendu que 100.000 iPhone en France. T-Mobile en Allemagne en avait commercialisé 70.000 à la fin janvier et le britannique O2, 200.000 alors qu'Apple a fixé un objectif de 10 millions d'exemplaires dans le monde d'ici à la fin de l'année, rappelle Les Echos.

Jean-Michel Bélot

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Crise des crédits immobiliers : la Banque d'Angleterre pourrait intervenir (LEMONDE)

Crise des crédits immobiliers : la Banque d'Angleterre pourrait intervenir

Le projet avait déjà été annoncé dans la presse, mais le montant n'était pas connu. Si le chiffre de 50 milliards était confirmé, il s'agirait de la plus importante initiative du genre dans l'histoire du pays. Le Trésor britannique a qualifié l'information de "spéculation" et personne n'a pu être joint à la Banque d'Angleterre pour un commentaire.

Les pressions s'accumulent pour que le gouvernement britannique et la Banque d'Angleterre interviennent davantage dans la crise du crédit immobilier qui menace de freiner la croissance de l'économie, et pèse sur la cote de popularité du premier ministre Gordon Brown. Ce plan permettrait aux banques d'alléger les risques dans leurs bilans et de prêter davantage aux consommateurs, tandis que les établissements ont déjà averti qu'en l'état actuel ils pouraient réduire leurs prêts de moitié cette année.

LE CAS PARTICULIER DES "BUILDING SOCIETIES"

La Banque d'Angleterre s'était vue reprocher l'an dernier par une partie des milieux d'affaires et politiques de ne pas avoir suffisamment aidé les banques britanniques engluées dans la crise du crédit, alors que ses homologues comme la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE) injectaient des centaines de milliards de dollars dans leurs circuits bancaires respectifs. La situation est particulièrement délicate pour des dizaines de petites "building societies", des sociétés mutualistes d'épargne, qui ont un accès plus restreint au marché que les grandes banques, comme a permis de le souligner une réunion tenue mardi entre le premier ministre Gordon Brown et les patrons de banques britanniques.

Les "building societies", qui ont accordé 47 % des crédits immobiliers britanniques l'an dernier, ne pourront pas bénéficier directement du plan de la BoE, mais cette dernière espère que l'injection d'argent permettra d'abaisser le taux interbancaire et d'ainsi assouplir les conditions générales du crédit. Le choix d'obligations sur un an permet par ailleurs au gouvernement de ne pas devoir inclure ce rachat de crédits dans sa dette publique, à la différence des titres portant échéance sur plus d'un an.


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PIERRE T.
19.04.08 | 19h22
C'est toujours la même technique: on privatise les bénéfices; mais on socialise les pertes!

Pim
20.04.08 | 09h55
Mme Thatcher a inauguré le retour à un capitalisme XIXè bousculant toutes les protections sociales du XXè. M. Blair a inauguré la "3è voie", le neo-libéralisme plus le mensonge. Toutes "innovations" montrées en exemple comme un modèle à réimplanter là où des vieilleries sociales ou de vertu politique pouvaient s'opposer à davantage de profits et de mercantilisme sans vergogne. Tant d'"innovations" pour en revenir à pleurer la protection publique ! ... Au boulot, MM. les contribuables !...

PB
20.04.08 | 13h18
deux remarques, qui vont dans le même sens : étrange(? - en fait seulement au 1er degré et pour les innocents...) de voir les chantres de l'économie "libérale" nationaliser ainsi / de l'utilité d'une banque centrale non indépendante / conclusion : ils nous ont bien eu, ces Anglais : ils nous ont imposé un système qui nous fait crever (libéralisme bruxello-absolu, indépendance de la BCE, Euro fort) mais ils sont prudemment restés en dehors - bien joué, chapeau bas Messieurs

DIDIER H.
20.04.08 | 16h57
Si je comprends bien, la politique Tatchérienne ayant lamentablement échoué malgré les coups de pouce de M. Blair, la Grande Bretagne va revenir à une politique non pas anti-libérale, mais tout de même fort proche. Les prédateurs ayant échoué tout le monde va devoir payer. Et en France M. Sarkozy veut nous imposer un modèle qui est cliniquement mort?C'est lui l'avenir? JAMAIS dans l'Histoire de notre pays un dirigeant ne s'est montré aussi vite incapable, dépassé, bousculé. On se réveille l'UMP?

Fred G.
20.04.08 | 18h44
La rapacité des banques les a conduites à ce krach en négligeant toute prudence dans leur investissements, et maintenant c'est à la banque centrale (au peuple) de payer la filouterie des établissements financiers.

Rose Bonbon
20.04.08 | 21h06
Privatisation des profits et socialisation des pertes. Voilà le fonctionnement du libéralisme et de ceux qui nous vantent les vertus de la rigueur et du serrage de ceinture. A nous d'éponger leurs frasques. Faut-il que nous soyons bêtes pour reprendre en choeur ce refrain. Beaucoup ont gagné là dedans mais nous, nous allons perdre. Quand les mêmes viendront nous chanter l'incontournable allongement de la durée de cotisation pour la retraite ou autres billevesées, renvoyons-les paître !

BENITO
20.04.08 | 23h10
Les Anglais ont raison. Ils soutiennent leur système bancaire, le même qui leur à permis d'investir en masse en Europe de l'est avec notre argent. Et vous avez rien vu, DSK qui est à fond dans le Système, essaye de faire vendre 400 tonnes d'or par les banques centrales pour finir de syphoner nos économies. Cela dit, ils sont quand même dans la mouise, heureusement pour eux, ils se sont rendus maîtres de l'Europe. L'Angleterre = aspirateur de money en Europe pour la politique à crédit des USA.

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Pékin Express soupçonné de tricherie, M6 contre-attaque (TVMag)

Pékin Express soupçonné de tricherie, M6 contre-attaque

Le Mag • Le 05/03/2008 par Nicolas Vollaire


La nouvelle a tout l'effet d'une bombe lâchée dans le petit monde de la télé. Dans son édition d'aujourd'hui, Le Canard enchaîné affirme que le jeu de M6 Pékin Express est à la fois "bidonné" et "scénarisé".

Le Canard enchaîné se base sur les révélations de Philippe Bartherotte et Christophe Gallot, deux anciens collaborateurs de Studio 89 Productions, la filiale de M6 qui produit l'émission. L'hebdomadaire satirique révèle ainsi les multiples directives utilisées par la production pour "dicter ses choix et ses préférences" dans le jeu d'aventure.

Ainsi, Le Canard enchaîné affirme que les "consignes éditoriales rédigées par les patrons de la boîte de production sont ensuite distribuées aux journalistes avant chaque étape". Selon les besoins de l'audimat, la production dicterait de cette façon ses choix dans le déroulement de Pékin Express. Selon un témoignage paru dans Le Parisien, la production sait, dès le départ des étapes, les équipes qu'elle ne veut pas voir perdre, celles qui font le spectacle et celles qui doivent participer aux épreuves.

Favoritisme pour certaines équipes


Contacté par Le Canard enchaîné, Christophe Gallot raconte : "J'ai été témoin de méthodes rédactionnelles visant à favoriser certaines équipes. Et j'ai dénoncé ces faits à plusieurs reprises auprès de la production et de M6." Ce favoristisme prendrait plusieurs formes au cours de l'émission : voitures tombées du ciel au dernier moment, chauffeurs connaissant déjà la destination des candidats et automobilistes payés par la production. Le Canard enchaîné affirme également que d'anciens concurrents de Pékin Express réfléchissent à une action en justice contre M6.

M6 assigne en diffamation


Du côté de M6, la réaction ne s'est pas fait attendre. Joint par Le Canard enchaîné, Philippe Stoltz, le directeur de la production de Pékin Express affirme : "Ces accusations sont infondées ! Il y a des gens formidables dans ces pays. C'est ça la magie de Pékin Express." Magie ou pas, M6 et sa filiale Studio 89 productions ont décidé d'assigner en diffamation ses deux anciens collaborateurs, Philippe Bartherotte et Christophe Gallot, suite à la parution de l'article dans Le Canard enchaîné. Un nouveau gros pavé dans la mare de la télé-réalité.

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Le Sénat va vider de son sens l'amendement Chassaigne sur les OGM (LEMONDE)

Le Sénat va vider de son sens l'amendement Chassaigne sur les OGM



OGM : l'appel à M. Fillon dans "Libération"

Quarante personnalités - scientifiques, acteurs, écrivains, chanteurs - demandent le maintien de l'amendement Chassaigne (PCF) dans le projet de loi sur les OGM qui doit être soumis au Sénat, dans une lettre ouverte au premier ministre dans l'édition de mercredi de Libération. Cet amendement (le 252) est "le seul adopté par l'Assemblée nationale qui garantit de protéger les structures agricoles, les écosystèmes locaux et les filières de production et commerciales qualifiées sans OGM", écrivent les signataires parmi lesquels Nicolas Hulot, l'écologue Robert Barbault, la journaliste Marie-Monique Robin, auteur du livre "Le Monde sans Monsanto", le philosophe Pierre-André Taguieff, la comédienne Juliette Binoche, l'explorateur Jean-Louis Etienne, le chanteur Florent Pagny ou encore l'écrivain Jonathan Littell.

Le projet de loi que doit examiner à partir de mercredi le Sénat en deuxième lecture "légalise un risque de contamination par les OGM de l'ensemble de l'agriculture française et ne protège par la grande majorité des agriculteurs qui veulent continuer à produire sans OGM", soulignent-ils dans cette lettre qui est aussi adressée aux sénateurs. "Nous n'acceptons pas que des logiques politiciennes viennent polluer l'intérêt général, la protection de l'environnement et la sérénité des consommateurs", affirment les signataires.

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Les sénateurs UMP vont en effet "sous-amender" ce fameux amendement en stipulant que "la définition du 'sans OGM' se comprend nécessairement par rapport à la définition communautaire", a annoncé le patron des députés UMP, Jean-François Copé, à l'issue de la réunion du groupe à l'Assemblée. Or, le seul taux européen en vigueur (0,9 %) ne concerne que l'étiquetage et non la production elle-même. "Dans l'attente d'une définition au niveau européen, le seuil correspondant" à la présence ou non d'OGM "sera fixé par voie réglementaire sur avis du Haut Conseil des biotechnologies", créé par le texte, a précisé M. Copé. Ce compromis a été trouvé à l'issue d'une série de discussions au plus haut niveau : réunion lundi à l'Elysée autour de Nicolas Sarkozy avec des responsables UMP de l'Assemblée et du Sénat et petit déjeuner de la majorité mardi à Matignon.

"ANNULER TEL QUEL L'AMENDEMENT RISQUAIT DE PROVOQUER UNE POLÉMIQUE"

Au lendemain d'un sondage IFOP selon lequel près de 8 Français sur 10 approuvaient la position – dénoncée par l'UMP – de la secrétaire d'Etat à l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, sur ce dossier, le chef de l'Etat a testé auprès de sa majorité, sans succès, l'hypothèse d'un vote du projet de loi au Sénat dans sa version issue de l'Assemblée, synonyme de maintien du fameux amendement Chassaigne, selon plusieurs sources. Une option jugée inacceptable par les élus UMP.

M. Copé a reconnu qu'il s'agissait de remettre en cause l'amendement Chassaigne sans l'afficher publiquement : "Disons que c'est un sous-amendement de grande précision." "Annuler tel quel l'amendement Chassaigne risquait de provoquer une polémique" de la part des anti-OGM, a-t-il encore déclaré, alors que la gauche a lancé un comité de soutien et une pétition sur Internet pour son maintien.

Mme Kosciusko-Morizet et son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, étaient présents à la réunion du groupe UMP mais n'ont pas pris la parole. "Il y a des formes de courage qui sont plus discrètes que d'autres", a ironisé le vice-président du groupe, Jean Leonetti, en direction de la secrétaire d'Etat, qui avait dénoncé "la lâcheté" de MM. Borloo et Copé sur le dossier. Tout en se félicitant que la majorité n'ait pas osé "franchement détruire" son amendement, André Chassaigne (PCF) craint toutefois qu'il soit "vidé de sa substance".

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Eric Woerth veut accentuer la lutte contre la fraude fiscale et sociale (LEMONDE)

Eric Woerth veut accentuer la lutte contre la fraude fiscale et sociale

La DNLF est une structure légère de quinzepersonnes, à la tête de laquelle devrait être nommé, mercredi 23 avril, Benoît Parlos. Elle aura notamment pour mission de coordonner les actions des services de l'Etat et des organismes intervenant dans le champ de la protection sociale (Caisse nationale d'assurance-maladie, Caisse nationale d'allocations familiales, Unedic, etc.).

CROISEMENT DES FICHIERS

La nouvelle délégation a vocation à apporter plus de transversalité dans la lutte contre la fraude en l'abordant sous tous ses aspects : juridiques, techniques, financiers, etc. L'Etat et les principales caisses nationales de Sécurité sociale ont d'ailleurs signé, le 3 avril, une convention qui vise à mettre en commun les informations disponibles et à faciliter les échanges de données.

La clé de voûte de cette politique est le croisement des fichiers informatiques et leur exploitation en aval entre les services ou organismes fiscaux ou sociaux. La DNLF doit aussi mettre à profit la présidence française de l'Union européenne pour renforcer la coopération, notamment contre la fraude aux cotisations sociales et à la TVA intracommunautaire.

Dans un rapport sur l'état de la lutte contre la fraude fiscale, le Syndicat national unifié des impôts (SNUI), membre de Solidaires, a souligné, mardi, "le niveau alarmant" de la fraude à la TVA intracommunautaire, son coût budgétaire et social élevé. Il a réitéré sa proposition d'instauration d'un "serpent fiscal européen" qui harmoniserait progressivement les fiscalités et les procédures, et préconisé un renforcement des moyens humains du contrôle. En 2007, il y a eu 52 292 contrôles sur place portant sur un montant d'"impôt éludé" de 7,03 milliards d'euros.

Claire Guélaud


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Souaitonlheur
16.04.08 | 11h41
Il faut très rapidement baisser le nombre de fonctionnaires, comme cela , il n'y aura plus de contrôles.

ayndia
16.04.08 | 11h44
ben faudra qu'il fasse un tour dans les grandes societes et entreprises qu'elles versent deja ce qu'elles doivent a l'etat,je pense qu'il y aura pas mal a recuperer ...

De ma presqu'ile
16.04.08 | 11h53
C'est pas trop tôt ! Au lieu de nous intoxiquer chaque jour avec des économies de bouts de chandelles, voilà un vrai gisement de recettes très bien connu de nos gouvernants, quel que soit leur appartenance. Cela aurait du être la première et unique préoccupation d'un gouvernement censé: son montant est très proche du déficit annuel du budget. Bon courage, Messieurs Dames, parce que, là, vous vous attaquez à vos électeurs. A quand la chasse aux niches fiscales, loi de Robien par ex. ?

Benjamin
16.04.08 | 11h58
Ah ben, il était TEMPS ! Commerçants, commerçantes, BTP au black, plombiers, électriciens, buralistes, restaurateurs qui n'acceptez que les espèces : passez à la caisse maintenant !

Benjamin
16.04.08 | 12h16
C'était la PREMIERE chose à faire en juin 2007 !!! Marre de ce gouvernement incompétent qui prend les choses à l'envers : au lieu de distribuer grassement 15 milliards par an à des gens qui n'en ont pas besoin et d'affaiblir le pouvoir d'achat de tous les Français en leur sucrant les acquis qui font la cohésion sociale et nationale et le pacte familial de notre pays. Pitoyable. On en rirait presque.

La part de Judas
16.04.08 | 12h36
Bon courage! Le seuil à partir duquel on peut considérer notre beau pays comme une république bananière est un niveau de fraude de 7% soit 1/13 (la part de Judas). La fraude est considérable et peut être estimée grace à la vélocité de l'argent et autres mesures économiques. En France, il y a un particularisme d'individualisme ou même incivisme rebelle (voler l'Etat, mère nourricière, n'est pas bien grave) ce qui laisse à penser que le problème de morale dans notre société est loin d'etre réglé.

jpalcover
16.04.08 | 12h39
52.292 contrôles ? Il s'agit des "contrôles sur place, dont seuls 10% concernent les personnes physsiques. Pour les "contrôles sur pièces", c'est plus de 1 millions de foyers qui ont été contrôlés (page 17 du rapport), soit près de 10 pourcent des foyers qui paient l'impôt !

J LOUIS F.
16.04.08 | 12h48
"accentuer" est un joli mot mais c'est la guerre qu'il faudrait déclarer, car en France on estime à 40 Milliards par an les fraudes en tous genres, c'est autre chose que supprimer ou pas la carte famille nombreuse!! Mais il y a trop d'intérêts en jeu, rien ne se fera!

http://paris.blog.lemonde.fr
16.04.08 | 13h22
bah oui, il faut accentuer la lutte contre les fraudes fiscales. Les détournements de l'UIMM, les abus de biens sociaux présumés de Jacques Chirac, ceux de Charles Pasqua, les bénéfices de la Société Générale envolées par insouciance et manque de sang froid de la part de leur dirigeants (c'est juste une opinion, non une accusation). Il faut lutter contre les passes droit que le ministère des finances a accordé à Carl Lagarfeld (sous Strauss Kahn je crois) etc. Bref donner d'abord l'exemple!

Michel B.
16.04.08 | 14h01
Ben voyons on y croit tous... ce sont les amis plein de fric qui magouillent à fond qui seraient alors inquiétés... Le mensonge permanent, voilà désormais le slogan de la droite. Ca pue !!!

gaga42
16.04.08 | 15h22
Il me semble que le boss parlait de dépénalisation des affaires il y a peu. Encore un rideau de fumée, le gros gibier de la fraude fiscale peut dormir sur ses 2 oreilles.

Oriflam
16.04.08 | 15h46
les defficits publics, c'est la faute à la fraude . Refrain connu. Et puis tiens, j'ai même plus envie de réagir...

Jacques L.
16.04.08 | 15h51
Un ophtalmologue bien connu des abonnés demande à mon voisin un dessous de table pour l'opérer de la cataracte. Il me demande quoi faire car il est écoeuré. A qui peut-il le dénoncer : les impôts, la police nationale et/ou municipale, la Cpam, E. Woerth, N.Sarkozy, La Marquise, le directeur de la clinique, Roselyne Bachelot, la Direction Nationale des Enquêtes Douanières, la Dgse, le Raid ou le Gign. Merci pour vos infos : il faut vite le sanctionner car c'est un archéo-sarkoxiste halluciné!

Onépadécon
16.04.08 | 16h26
Très bien, on vous prend au mot et on attend la publication des résultats!! Malheureusement sans trop d'espoir. Et à propos, tous vos copains qui n'ont pas voulu profiter du remboursement des impôts trop versés à la suite de votre cadeau fiscal, de peur qu'on vienne voir d'un peu trop près leurs petites affaires, vous comptez aussi les contrôler? Cela serait sûrement très, très rentable. Mais ne rêvons pas...

Woerth est un doux rêveur...
16.04.08 | 21h13
Petite anecdote: un ami bosse dans une petite PME discrète, moins de 10 employés. Clients: des chirurgiens. Et chaque fin de mois, c'est la tournée de la "valise", 300000€ distribués en liquide (oui, 5 zéros, et ceci tous les mois). Alors on veut bien croire a la bonne volonté du gouvernement, mais soyons réalistes: le ver est dans la pomme...

STEPHAN G.
16.04.08 | 22h08
Le ministre a raison : par définition les voleurs sont les pauvres, les intérimaires, les précaires, les retraités, toutes ces catégories qui vivent de rapines au détriment des riches contraints de s'exiler en Suisse et autres lieux-dits. LE MONDE et son supplément du WE dernier montrent très clairement que s'enrichir, cela se fait honnêtement, par le biais de toutes les aides sociales dont bénéficient spéculateurs, propriétaires, boursicouteurs.

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